L’intime

Cette notion peut paraitre simple,voir familière, c’est ce qui réside en nous, c’est ce que nous partageons avec les personnes qui nous ont le plus proche.

Et pourtant, c’est un territoire qui n’est pas souvent fréquenté, une zone de non confort, qu’on visite vite pour mieux la refermer, ou à côté de laquelle on construit une cabane qui lui ressemble, une construction solide en apparence mais qui nous tient loin de nous.

Entrer dans l’intime, c’est lever un voile plus ou moins lourd, c’est celui qu’on perçoit quand on rentre en contact avec l’autre et qu’on a pourtant l’impression de rester à la porte.

Ce voile est très subtil, il est parfois très bien caché sous le masque de la grande convivialité, jovialité, mais dès qu’approche cette zone, les parties prennent la fuite ( enfin elle reste bien là « physiquement » mais tout le reste a pris ses jambes à son cou) et vous sentez une forme de froid, oui vous parlez,oui vous échangez mais à un niveau qui ne rempli que le temps, mais pas les âmes.

C’est quelque chose de doux l’intime, et de violent parfois parce que c’est accepter une mise à nue et que la peur de se faire dépecer, abuser est toujours là tapit en nous. Se dévoiler c’est risquer cette vulnérabilité que l’on cherche à tout pris à vaincre pour ne plus ressentir la force des émotions.

L’intime, c’est la zone ultime d’exploration de l’homme.

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