Avant le changement

Lorsqu’on sent venir un changement de vie pour des raisons objectives ou un « pressentiment’ intérieur, nous passons souvent par une phase intense qui va du soulagement à une forme d’étouffement, d’entravement, comme un dernier effort insurmontable pour atteindre la prochaine étape.

C’est l’état de chrysalide avant l’émergence.

Un chambardement incroyable avant l’arrivée des conditions parfaites pour l’envol, tout se met en place et se développe.
Pour terminer l’émergence et s’envoler, le papillon doit prendre de grandes respirations.

Nous sommes identiques au papillon, nous avons besoin de rentrer dans notre corps et de prendre conscience de notre respiration, de notre état corporel pour sentir le bon moment, nous pouvons faire du forcing, mais d’expériences j’ai constaté que le résultat ne perdure pas souvent dans le temps (essayer de faire un marathon essoufflé ou en faisant des respirations sans respect de votre cohérence cardiaque).

L’état de tension qui précède cette étape, peut complétement nous déstabiliser et nous faire dérailler.

La recommandation est toujours là même sachez décrocher avant le grand jour, accordez vous un temps de décompression, voir un temps de lutte avec vous même, oui laisser monter la peur, les doutes, l’envie de vous sauver, laisser tout remonter et en dessous, si c’est vrai solide, vous verrez l’envie, la passion, émerger et nettoyer toutes ces peurs.

Avant le changement, la minute d’avant est le plus grand challenge, c’est la grande respiration avant le plongeon.

Merci de partager les expériences que vous avez pu vivre avant un grand changement: vos pensées, vos états physiques et émotionnels, vos astuces qui vont ont permis de dépasser cet état de bouleversement pour faire le dernier pas.

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Détachement, désintérêt, nouveau choix

Parfois, il est difficile de savoir exactement ce qui nous anime, on se sent plus léger et là on doute, est ce un détachement, un au revoir pour un autre départ ou une fuite en avant, un désintérêt, une coupure du vivant.

J’ai plusieurs fois traversée cette phase dans ma vie, comme un besoin de changer d’air, d’environnement,ce que je vis me plais mais un besoin de nouveau, de faire de nouvelles expériences, de laisser certaines choses derrière, d’alléger des engagements, de me recentrer sur moi, sur ce qui me fait vraiment du bien, mon travail d’accompagnante, des personnes avec qui je partage les mêmes valeurs, ma famille, la nature.

C’est étrange, la sensation d’avoir enlever des tas de couches et en même temps l’impression de quitter sa vie tel qu’on l’a connu.

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Vivre une transformation au milieu des autres

Il est très difficile de débuter un processus de transformation profonde au milieu des mêmes personnes pour qui vous avez joué un rôle, qui ont été collaborateur de votre pièce de théâtre, qui font fonctionner vos vieux rouages mieux que quiconque.

Il faut accepter un temps de prendre de la distance, de faire un break, voir même un tri de ce qui nous est familier.
C’est aussi le moment où quelque part vous voyez à qui vous avez à faire, certains vous soutiendront, accepterons cette mise à distance, le fait que vous ayez besoin de grandir un peu à l’écart et qui seront tous aussi ravie de vous retrouver et les autres qui ne seront pas en mesure de vivre avec vous ce changement, ce n’est pas un échec , c’est juste des chemins de vie qui se sépare.

Avec le recul et pour l’avoir vécu, il faut beaucoup de force, et d’amour pour pouvoir le vivre au sein de relations proches, il faut être suffisamment ancré sur son propre chemin ( ce qui est rarement le cas quand on débute le chemin de la transformation…heureusement avec le temps celà devient plus facile et puis on est de plus en plus entouré de personnes qui suivent le même chemin) pour ne pas produire des dommages collatéraux.

Il n’est pas question de reporter la responsabilité sur les gens qui m’ont entouré mais bien sur moi, c’était ma propre faiblesse que je craignais, ma propre incapacité à gérer, à faire confiance, à m’abandonner, à avoir la foi.

Aujourd’hui la donne est différente, parce qu’une fois commencée la transformation ne s’arrête, entrée dans le vivant on ne peut que changer en permanence. J’ai suffisamment confiance en moi, j’ai suffisamment d’estime de moi pour ne pas craindre de me perdre dans le jugement des autres, de perdre quelqu’un en route. Je suis en mesure de vivre ce que j’ai à vivre au milieu des autres, avec les autres.

Il m’a fallu faire le chemin.

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